d’Architecture. 269moyens declairer plus convenablement& nos Théâ-tres & nos Salles ? Jufqu’à quand se persuadera-t-onque les temples , les places publiques, les palais,les galleries, les vestibules des appartements re-présentés dans nos décorations théâtrales, doiventêtre fans vraisemblance, parce qu’ils font ordinai-rement peints en détrempe fur de la toile appli-quée fur des voliges, attachées à des châssis deMenuiserie ? qu’on y prenne garde , ces différentesreprésentations font ou doivent être l’image d’uneréalité réfléchie ; les combinaisons , les rapports,les proportions , ne font pas plus ici des chimèresqu’ailleurs. Quoi ! parce qu’il s’agit du Palais d’Ar-mide, il paroîtra peu important à nos Décorateursque l’ordonnance de ce même Palais semble auSpectateur éclairé ne pouvoir pas subsister jusqu ala fin de la feene ; certainement c’est une erreur :par-tout où l’Architecte doit présider , la vraif-íémblance doit être préférée au prestige de l’artséduisant de la peinture ; & nous croyons ne nouspas tromper , en disant que lorfqu’il s’agit deraísembler, pour ainsi dire, dans les structures de nosSpectacles tous les genres de talents , il faut savoirréemployer que des hommes supérieurs & fur-toutdes chefs instruits ; enfin des Artistes fans passion,fans préjugés & fans partialité. Qtfon.se rappellepour la décoration feulement, les moyens qu’a-voit employés M. Servandoni, ce premier hommede l’Europe potfr l’entente des Théâtres de notretemps, & qui n’y a réussi si supérieurement queparce qu’il excelloit lui-même dans l’Architecturedont il nous a laiffé plus d’un chef-d’œuvre.
A ce que nous venons de dire touchant nosSalles de Spectacles, nous conseillons à nos Elè-ves de joindre ce que nous avons rapporté de