ì8o Coups
dans les Cités à l’occasion des Fêtes publiques ,tels qu’on en donna à Paris le 7 Septembre 1745à la place du Carrousel, devant l’Hôtel-de-Ville, àla porte Saint-Martin (6) & ailleurs, pour laconvalescence de Sa Majesté, & à son retour del’Armée de Flandre. Ces sortes de monuments seconstruisent ordinairement en charpente & se re-vêtissent de châílis ; ceux-ci, comme les feux d’ar-tifîces, font couverts de toiles ornées de peintures,chargées de dorures & d’allégories. L’Architecturede ces fortes d’édisices doit très-peu différer decelle des Arcs de Triomphe en pierre ou enmarbre, élevés pour la postérité : à la vérité onpeut y mettre un peu moins de sévérité ; mais ilfaut le ressouvenir que si leur érection n’est quin-stantanée, ils n’en font pas moins l’image d’un mo-nument important ; il convient donc d’y observerles lois de la bonne Architecture,
Ce que nous avons dit précédemment, concer-nant les reliefs dont on devroit faire usage pourla décoration des feuv d’artifiees, peut s’appliqucraux Arcs de Triomphe dont nous parlons ; autre-ment que peut-on espérer d’une surface qui, mal-gré fart de la perspective, se trouve étendue surdes châssis fans ressauts & fans articulation, qui neprésentent jamais qu’une idée imparfaite de l’objetqu’on devoir représenter : au contraire, si au re-lief on joint les préceptes de fart, qu’on les relevs
( b ) Ce fut fur nos dessins que fut exécuté celui de la porteSaint-Martin , & que dans le même temps nous donnâmescelui d’une décoration théâtrale de 108 pieds de longueur , fut}4 pieds de hauteur, que nous 6mes exécuter dans la courdes grands Jésuites , rue Saint-Jacques, pour servir aux Tragé-dies qui s'y donnoient toutes les annces.