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les vainqueurs : au tour du cirque sorrt distribuésdes gradins, au-dessus deíquels on place des tribu-nes décorées à grands frais , & revêtues d’étossesde prix, pour y recevoir les personnes de la Cour& les étrangers, ordinairement invités à ces fpe-ctales pompeux.
Pour prendre une idée de la magnificence descirques dont nous parlons, & se former le goûtdans ce genre de décoration , nos jeunes Artistesfont invités à parcourir le Recœuil intéressant,intitulé, Le Cabinet du Roi ; il fe trouve auCabinet des Estampes , dans la Bibliothèque duRoû; on y voit rassemblés les dessins de tou-tes les Fêtes qui fe font données fous Louisle Grand : nous leur conseillons auíîi de lire lePoème latin que M. Fléchier fit à l’occasion duCarrousel de 1662 que nous venons de citer, ouau moins la relation qu’en a donnée dans le tempsCharles Perrault. Nous avions même eu destind’en donner ici fextrait ; mais la décoration desCarrousels tenant plus au raisonnement qu’auvpréceptes de l’Art, nous pensons qu’il vaut mieuxy renvoyer nos Eleves : il est d’ailleurs essen-tiel de les accoutumer à juger par eux-mêmesdes ouvrages de goût, & pour cela il est bon deles renvoyer quelquefois aux sources originales ;parce qu’en y cherchant lob j et du moment, ilss instruiront fur une infinité d’autres parties , quitôt ou tard développeront leur génie, meublerontleur imagination , & feront éclore le germe quela nature dispense à chaque individu.
Le 13 Février 1747 , la ville de Paris voulutdonner, à l’occaíion du second mariage de Mon-seigneur le Dauphin , une Fête qui nous rappe-lât le souvenir des Carrousels, représentés avec