d'Architecture. 297chis. Nous répondrons à cela, comme nous l’avonsdéjafait précédemment en parlant des décorationsélevées pour les fêtes publiques : que les personneschargées de leur exécution fe préparent long tempsd’avance; qu’ils fassent des développements; qu’ilsdiminuent ou augmentent leurs projets à raisondes lieux ordinairement destinés pour ces pompesfunèbres ; qu’en un mot ils fe lassent une étudeparticulière de ce genre ; qu’ils recœuillent toutce qui été a fait avant eux à cet égard ; qu’ils rem-plissent leurs porte-feuilles d’efquisses, de pensées,prêtes à servir au besoin ; & certainement ils s’enacquitteront avec plus de succès qu’ils ne le fontordinairement. Mais, osons le dire ici, ils ne pen-sent à rien moins qu’à ce qui doit les occuper, ilsfe fient fur leur génie , & presque toujours leursproductions fe ressentent de la rapidité avec la-quelle il convient que ces monuments soient dressés.Quoi qu’il en soit, passons à quelques observationsqui mettent nos jeunes Artistes en état de ré-fléchir leurs compositions cn ce genre, &mvitons-les , comme nous lavons déja fait pour d’autresproductions non moins intéressantes, à former unecollection des gravures qui en ont été faites. Plu-sieurs de ces Catafalques, élevés fur les dessins defeu M. Michel-Ange Slodtz , & aujourd’hui furceux de M. Challes, méritent les plus grands éloges ;la plupart de ces dessins gravés par M. Cochin, leuroffriroient des idées très-ingénieufes & rendues avecla plus grande intelligence.
II nous semble que les baldaquins qu’on éleveordinairement au-dessus du cénotaphe, non-feule-ment masquent l’autel, mais encore divisent laprofondeur du lieu de la feene. Pourquoi ne ten-teroit-on pas de placer & l’autel & le cénotaphe