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nos Eglises Conventuelles , belles , mais simples ;celles en Rotonde, d une certaine magnificence ;mais il faut éviter de prendre le colossal pour legrand, le pauvre pour le simple, la prodigalitépour la magnificence.
Nous avons déja conseillé de faire usage desterreins qu’occupent dans cette Capitale la plu-part des jardins de nos Monastères, pour en fairedes Places , des Marchés. Nous osons ajouterici, qu on devroit peut - être songer à réunir enun seul ceux d’un même ordre, pour convertirleur Eglise en Paroisse, dût-on rebâtir à neuf laplupart de ces anciens édifices. Qu’importe icila dépense ? II n’est pas question de la faire sur-le-champ , ni toute à la fois. Qu’on présente au Mi-nistère des plans bien faits , & tout ensemble éco-nomiques ; qu’on rassemble ensuite un nombresuffisant de Citoyens éclairés, qui se chargeroientde l’administration dc cette partie, véritablementintéressante , & avant Fespace de trente années ,on verra s’élever dans cette Capitale, des Temples ,des Places publiques , des Marchés enfin des Bâti-ments réguliers , dignes à la fois de la Religion &du Gouvernement, & certainement préférables àla plupart de nos Eglises, où le peu de commo-dité , le défaut de salubrité , ont de quoi rebuter.On nous dira peut-être que ces réflexions netiennent pas à l’Architecture , nous en convien-drons ; mais comme nous étions Citoyens avantd’être Architectes, & que depuis que nous le som-mes devenus, nous sommes encore meilleurs Ci-toyens , nous avons cru qu’il nous étoit permisd’associer les préceptes de notre Art, aux grandesentreprises , qui seules peuvent rendre la ville deParis , la rivale d’Athènes & de Rome. Au reste „