d’Architecture. 331
rement divisés en plusieurs corps de logis , liésensemble par des ailes de bâtiments qui contien-nent, à rez-de-chaussée , de grandes salles desti-nées pour Tinstruction des Séminaristes , des réfe-ctoirs , des cuisines, des boulangeries , des bû-chers , 8cc. Dans les principaux corps de logisdoivent être distribués au premier étage, l’appar-tement du Supérieur, ceux des Professeurs , lesdortoirs & quelques logements particuliers. Ondoit aussi , dans ces édifices , comprendre uneChapelle d’une certaine étendue, avec les dépen-dances qui font de son ressort. Une Cour princi-pale entourée de portiques, doit donner entrée àcouvert, à tout l'intérieur des principaux bâti—
L’Espagne imita la coutume d’Afrique. Le second Concile deTolède en reconnoît de deux espèces ; la maison Episcopale oùrésident l’Evêque , son Chapitre , le principal Clergé , les Piètres& les Diacres; Sc une demeure particulière destinée aux jeunesClercs , Sc otì tous les membres du Clergé , à moins d’mfirmité,étoient obligés dc vivic réunis. Vers le milieu du vie sicelc ,ia France imita l'exemple de l'Espagnc. I.c second Concile deTours , en j66, nous fait ccnncître que les Evêques Sc leurClergé étoient réunis dans une espèce de mai Ion cloîtrée. A lafin du méme íîede le Pape Grégoire le Grand , fonda lesSéminaires en Italie, Sc les fit établir en Angleterre avec lamé-rne régularité qu’en Astique, en Espagne Sc en France:néanmoins on a remarqué que depuis ce temps jusqu’au Concilede Trente , Lissage des Séminaires avoir beaucoup varié , Scqu’il s'y étoit glillé plus d’un abus ; que c’est à Charicmagnequ’on doit le rétablissement de l'anciennc discipline. Ce grandPrince donna beaucoup de splendeur à ces établislements ; maisils la perdirent dans la fuite. En forte que ce n'est guère queque vers le milieu du quimicme lìccle, qu’Eugcne IV, touchédes maux du Sacerdoce rétablit tout dans le meilleur ordre. IIfut imité d’abord par /'Archevêque de Bordeaux , & ensuiteà Rome, à Reims , à Tours, à Aix, à Toulouse, &c. Disci-pline qui fut confirmée par l'ordonnance de Blois Sc par 1 Editde Melun , qui enfin onr constaté en France l’état Sc la formede cet établissement important qui subsiste aujourd’hui.