d’Architecture. 349jamais cn ne nous persuadera que trois ordrespuissent raisonnablement diviser & comprendre lahauteur d’un monument, dont la véritable beautéintér.eure consiste dans l’élévation des piliers oucolonnes, qui avec la voûte ne doivent présenterqu’une seule & même continuité verticale, la-quelle , autant qu’il est possible , ne doit pas êtreinterrompue par des corps horisontaux.
Le Portail de Sainr-Sulpice du destin du Cheva-lier Servandoni nous paroît en ceci avoir le mêmedéfaut; mais du moins le mouvement de ses plans,une marche ingénieuse & des détails heureux dé-dommagent-ils de la réitération des ordres quenous désapprouvons ; & certainement si ce monu-ment paria très-grande élévation nanéantissoit,pour ainsi-dire, l’étendue assez limitée de son Egli-se , nous le croirions de beaucoup supérieur à ce-lui de Saint-Gervais. Nous ne parlerons point decelui de Saint-Roch ni.de celui de Saint-Louis àVersailles, ils font trop inférieurs, particulièrementle dernier, à ceux que nous venons de citer. Dumoins dans les deux premiers y a-t-il beaucoupà puiser pour nos Eleves ; au-lieu que dans celuide Saint-Roch il y a peu à imiter, & au contraire,tout à éviter dans celui de Saint-Louis à Ver-sailles.
Nous ne dirons rien de celui qui s’éleve à Saint-Eustache , ni de celui qui doit servir de frontis-pice à FEglise de la Magdeleine ; nous ne nouspermettons point ici de dire notre sentiment surles ouvrages de l’Art qui ne font pas entière-ment achevés , F Architecte jusqu’à ce momentétant libre de reéenir sur ses pas pour conduire faproduction au dernier degré de supériorité. D’ail-leurs , que n'avvns nous pas à espérer de la capa-