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blent de trop prés à la décoration des grandesgalleries de nos maisons Royales. A la place despiliers & des arcades qui séparent les Nefs d’avecleurs bas-côtés, il vaudroit mieux faire usage descolonnes , & elles semblent prendre faveur au-jourd’hui , comme le lieu où elles conviennentplus que par-tout ailleurs. On aura peut-êtrede la peine à goûter la fuppreíîìon des entable-ments; mais nous croyons qu’au moins on de-vroit ne les employer que dans les très-grandesEglises, & préférer les architraves par-tout ailleurs.Nous avons osé les substituer aux entablementsdans l’Eglife Conventuelle dont nous avons donnéles destins pour la Flandre , & l’on pourra jugerde l’effet qu’ils font dans les développementsque nous en donnerons dans les volumes sui-vants.
C’est ordinairement dans les nefs qu’on placeles chaires à prêcher, les œuvres & les orgues :autrefois on y distribuoit ausii des bancs à l’ufagedes Paroissiens ; ils s’y plaçoient pendant le ser-vice Divin , après en avoir acquis la possessionde la Fabrique des Paroisses, pour eux & leurfamille. Aujourd’hui , presque dans toutes nosEglises , on a supprimé ces bancs , ayant reconnuqu’ils nuisoient à la circulation , qu’ils occupoientbeaucoup de place, & que n’étant pas toujoursremplis, le terrein qu’ils contenoient devoir êtrerestitué au peuple. A la place des bancs on aintroduit des chaises : elles occupent moins de placeà la vérité; mais la distraction que causent auxFideles les personnes préposées pour en recevoirles deniers , occasionne des discussions , souvent' aussi peu décentes qu’importunes. Pour évitercet inconvénient, ne vaudroit-il pas mieux ima-,
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