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(e) assez souvent le Chœur précédé le sanctuairescomme à Saint-Roch ; ou il est placé derriere com-me à Saint-Sulpice: quelquefois l’un & l’autre fontcompris dans la même enceinte ; alors le Chœurfe place vers le rond-point de l’Eglise , comme àS. André-des-Arts, à la Sorbonne & ailleurs. Dansles Eglises des Communautés Religieuses, le Chœurest presque toujours séparé du sanctuaire par unappui de pierre ou de marbre, & couronné parune grille de fer ; dans les Eglises Conventuellessouvent le Chœur est placé derriere l’Aiitel ,comme aux Carmes Déchaussés, ou placés au-dessus du porche intérieur, comme aux Minimes.Anciennement on nommoit apfis ou abjìs, la partieintérieure de l’Eglise où le Clergé étoit astis & oùFAutel étoit placé ; il étoit de forme hémisphéri-que, & consiitoit en deux parties, l’autel & le san-ctuaire ; alors le sanctuaire contenoit les stales oùfe plaçoit le Clergé , au milieu duquel s’élevoit
(e ) On appelle Jubé, une Tribune élevée fur la porte du chœur,dont elle orne leurrée; celui de Saint-Germain-l’Auxerrois,a été regardé comme un chef-d'œuvre dans ce genre. Au-jourd'hui on supprime cette partie dans presque toutes nosEglises , & l’on y substitue des grilles de fer d une asteigrande hauteur, comme à Saint - Sauveur , aux Prémonrrés.Le Jubé de Saint-Etienne-du-Mont, est presque le seul ouvrageterni Gothique intéressant qui nous reste en ce genre. On voieà Notre-Dame de Paris, un Jubé d’Architecture moderne,avec des grilles de fer d’une aster grande richesse ; mais onne souffre plus de Jubé dans nos Eglises Paroissiales , & l’onn’en voit plus guère que dans les Collégiales Sc dans nosEglises Conventuelles.
On appelle encore Jubé , la Tribune qui soutient l’orguc àl’entréc des nefs de nos Eglises : le nom de Jubé leur vicncde ce que l’Officiant, avant de chanter les Leçons de Ma-tines aux Fêtes solennelles , a coutume dc commencer patï’abíòlution Jubé , domne , &c.