37 0 Cours
imitation que par raisonnement à Saint-Jean-en-Grêve, à Saint-Sauveur, àl’Oratoire; cependantils nous paraissent ici plus convenablement placés,parce qu’ils sont adossés, pour ainsi dire, au rond-point, que lorsqu’ils se trouvent isolés, comme par-ticulièrement à S. Pierre de Rome , & aux Invalides.Les voûtes dans nos Eglises Paroissiales, les cou-poles dans les autres monuments sacrés dunegrande importance, ne sont-ils pas les vrais bal-daquins des Autels , principalement lorsque ceux-ci sont placés comme nous venons de le recom-mander ? Qui empêcherait dans ces parties supé-rieures de nos Temples , d’imiter en Ituc quelquesdraperies jetées avec art ? voile dont Femblêmesemblerait symboliser avec les mystères de la foi,& dont la décoration tiendrait lieu, ou des balda-quins que nous désapprouvons , ou, ce qui est pireencore, de ces dais en cartonnage, suspendus en l’airpar des chaînes qui n’ossrent rien que de postiche& de trivial, tel qu’on remarque celui élevé au-dessus dc l’Autel à la Romaine de l’Eglife SaintSulpice. Les décorations des Autels à la Romaine,qui, à Paris , méritent d’être imitées , sont cellesde Notre-Dame & de Saint - Sulpice ; s Autel deSaint - Germain -l’Aiixerrois nous plait moins ; ceuxde Saint-Louis du Louvre & des Petits - Peres ,quoique beaucoup moins considérables, sont en-core d’un assez bon genre. En général il faut sa-voir leur donner une forme simple , soutenir leurtable par des corps graves & réguliers , les sur-monter de gradins couronnés de l’Arche d'Allia n ce,enfin les accompagner d’attributs sacrés, répartisavec prudence ; autrement la plupart des orne-ments qu’on y rassemble ne fervent qu’à nous^distraire, & souvent à nous éloigner de l’objet qui