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Tome second.
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40i Cours

dessin trivial & de mauvais goût, mais ils n’ont nile caractère qui leur convient, ni ne s’annoncentpour ce qu’ils font, le plus grand nombre distri-buant à peine un filet d’eau qui recœuilli par des,hommes vils & des femmes bruyantes désolent leshabitants du quartier où ces Fontaines fe trouventplacées, lorfqu’elles devroient au contraire leurprocurer Futilité & la salubrité. II est étonnant,nous prions qu’on nous passe cette exclamation;il est étonnant combien il y auroit de choses à faire ,malgré Fattention de nos Magistrats à cet égard ,íì l’on vouloir porter un œuil attentif à tous lesabus auxquels il faudroit remédier pour rendre cetteVille rivale, nous ne disons ni d’Athènes ni de l’an-cienne Rome, mais seulement de la plupart desVilles de nos Provinces méridionales. II faut desfonds immenses, nous dira-t-on, nous en conve-nons ; mais de quoi ne vient pas à bout, le zele& l’amour du bien public ì que n’a pas fait M. Tur-got fous fa Prévôté? Depuis très-peu d’annéesquelle obligation n’avons-nous pas à M. deSartine!l’ordre rétabli dans PSris par une police exacte,les rues éclairées la nuit avec une forte d’éclat,des aliles assurés aux pauvres, qui depuis cinquanteannées défoloienr les passants, des écoles gratuitesoù tous les jeunes Artisans pourront puiser le goûtde l’Àrt auquel ils fe destineront un jour. Avantce digne Citoyen , on convenoit de Futilité & dela nécessité de toutes ces entreprises & de biend’autres qui font près d’éclore fous l’on admi-nistration ; mais il a conçu ces projets dignes defa bienfaisance, & a trouvé par des moyens doux& pacifiques Fart de les réaliser. D après cet exem-ple, on doit concevoir qu on peut tout; il ne fautque vouloir. Qu’on ne fe presse jamais ; qu’on épie