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sices considérables, on les porte dans des pavillonsisolés à l’écart & à Imposition du midi près desjardins fleuristes, ou à l’extrémité de quelques al-lées couvertes qui les garantisse des regards cu-rieux & de toute espece d’importunité. C’est dansces sortes de pieces que l’Architecte peut donnerun libre essor à son imagination, & où il fait faireusage des arabesques, conçus par les Audran, lesGilet, employés avec tant de succès dans les appar-tements des Bains de Seaux , & dans la plupart denos belles maisons à Paris , bien mieux appliquésdans ces retraites que dans l’inrérieur des Hôtelsqui s’élevent aujourd’hui, & que dans deux grandsplat-fonds des appartements de l’ancien Châteaude Meudon , où l’on devoir rencontrer les com-partiments mis en œuvre par le Brun qui se voientà Versailles, à Vincennes , aux Tuileries, au Lou-vre & ailleurs. Assez ordinairement on place deuxbaignoires (k) dans une salle de Bain, alors ondoit aulîì placer deux lits dans la chambre à cou-cher qui l’avoisine ; le pavé & les revêtissementsdes salles de Bains doivent être de marbre; ceuxdes chambres à coucher, des toilettes & des garde-
(k) Baignoire, cuve de cuivre rouge d’environ quatre piedsSc demi de longueur, fur deux pieds Sc demi de largeur, Sc■vingt-six pouces de hauteur : on étame cn dedans ces bai-gnoires, pour plus de propreté, Sc on les garnit d'oteillets ,2e couidins Sc de linges pliés , avant de le mettre au bain.Çans l’un des côtés de ces baignoires , font placés deux ro-binets , l’un pour 1 eau chaude , amenée de letuve , fautre pourl’eau froide, provenant du réservoir. On observe dans le fondde ces baignoires, une bonde ou soupape , pour en pouvoirrenouveler l’eau ou les vider entièrement. Ces baignoirescommunément , font entourées 8c couvertes par des balda-quins de toiles de coton , ornés de campanes, 8c qui contri-buent à leur décoration.