CONNAISSANCE DES MATERIAUX.
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qui n’est pas probable ; car on trouve, sous les veines de pouzzolane,des matières qui ne paraissent pas avoir été altérées par le feu.
Il y a plusieurs espèces de pouzzolanes dans les environs de Naples;on en trouve de grises, de jaunes, de brunes et de noires ; elles sontmêlées de poussière très-fine, et de parties graveleuses qui s’écrasentfacilement, en faisant un petit bruit, comme de la pierre ponce. Cesparties paraissent être un mélange de débris de laves poreuses, de tuf etde pierres-ponces ; ce mélange fait un peu d’effervescence avec les acides.
La pouzzolane de Rome est d’un rouge-brun mêlé de particules bril-lantes d’un jaune métallique; elle ne fait aucune effervescence avec lesacides; elle peut s’employer seule avec la chaux, avec laquelle elle faitun excellent mortier; tandis que celle de Naples a besoin d’être mêléeavec du sable et des pierrailles, surtout la jaune, qui est douce autoucher comme le sable argileux.
On fait encore un excellent mortier en mêlant plusieurs espèces depouzzolanes ensemble, les plus terreuses avec les plus graveleuses.
Mais, lorsqu’il s’agit de bâtir dans l’eau, si l’on mêle de la pouzzo-lane grise de Naples avec du sable, du rapillo et des recoupes depierre: le mélange de ces différentes matières, broyé à plusieurs re-prises avec de la chaux de bonne qualité, et fraîchement éteinte,forme une excellente maçonnerie, ou béton, qui durcit dans l’eau dela mer, où elle acquiert une consistance plus forte que la pierre. Onrencontre des masses énormes de cette espèce de construction le longdes côtes de la mer, entre Naples et Gaëte . Les flots de la mer ontpoli ces masses, à force de rouler dessus, sans avoir pu les détruire.
On découvre de la pouzzolane dans presque tous les endroits où ily a eu des volcans. MM. Faujas de Saint-Fond et Desmarets en onttrouvé dans les départemens de l’Ardèche, de la Haute-Loire, du Puy-de-Dôme , de la Haute-Vienne ; il y en a à la Guadeloupe, à la Mar-tinique, dans l’île-de-France, en Ecosse .
On a déjà parlé, au Chapitre I er ., Article VI e ., n°. 253 des Pierres detailles, d’une espèce de tuf, ou lave poreuse, qu’on trouve près de Mayence,et que les Hollandais nomment trnss. Ils en distinguent de deux sortes :l’une plus tendre, appelée moellon d’Andernack, qui est d’un gris-blanc,fournit une poudre propre à faire un bon mortier pour l’usage or-dinaire; l’autre, appelée moellon de Boul, qui est plus dure et d’un grisplus foncé, fournit une espèce de pouzzolane qui, mêlée à une égale
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TOME I.