CONNAISSANCE DES MATÉRIAUX.
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Cette expérience m’a fait naître l’idée d’en faire une autre par rap-port au sciage. Ayant fait sceller des échantillons de même longueur enpierre, en marbre et en granité, il en est résulté qu’une scie pesant12 livres, agissant avec du grès et de l’eau, et appliquée à chacun deces échantillons pendant quatre heures, est descendue dans celui en
pierre de liais de.49 lig. ^
Dans celui de marbre blanc veiné de.43 lig. \
Dans celui de marbre bleu turquin de.34 lig. —
Celui de granité gris des Vosges. 4 lig. ^
Celui de granité feuille-morte. 4 lig. —
Celui de granité vert. 4 ]jg. J-
Un échantillon de granité antique rose. 4 lig. j
Un autre de granité gris de Normandie . 5 lig. ~
Un autre idem . 6 lig. ~
Un autre de granité de Bretagne . 5 lig. ~
Cette seconde expérience fait connaître que le granité antique estd’environ
— plus dur que le granité vert des Vosges.
de plus que celui feuille-morte.
£ de plus que le granité*gris.
£ de plus que le granité de Bretagne .
{ de plus que le granité gris-foncé de Normandie .
1 H de plus que le granité clair de Normandie .
8 fois plus que le marbre bleu turquin.
10 fois plus que le marbre blanc veiné.
11 fois { que la pierre de liais.
OBSERVATION.
Il ne faut pas croire que la force du granité, comparée à la pierrede liais, soit aussi considérable que la dureté de ses parties consti-tuantes, qui le rendent si difficile à tailler et scier, semblerait le pro-mettre , parce que le granité ne résiste au fardeau que par la force del’espèce de ciment qui unit les parties dont il est compose. Ainsi 1 ex-périence prouve que le granité le plus dur ne résiste pas à une chargetrois fois plus grande que celle sous laquelle la pierre de liais s’ecrase.
TOM* l.
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