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TRAITÉ DE L'ART DE BATIR.
force des sept espèces de fer éprouvés; comme Muschembrock ne pai’lepas des cassures, il faut croire que celle de la verge qui a porté le plusgrand poids était tout nerf, et celle de l’autre tout grain, ou que cettedernière avait quelque défaut. En prenant les résultats moyens, ontrouve que c’est le fer d’Espagne qui a le plus porte, et que sa force
pour une ligne carrée serait de.600.
Au second rang, c’est le fer de Suède , dont la force est de. . . 572.
Au troisième, le fer d’Allemagne marqué B R, qui donne. . . . 566.
Au quatrième, le fer d’Allemagne marqué L, qui donne. 553.
Au cinquième, le fer de Liège , qui donne. 542.
Au sixième, le fer dit d’Oosemont. 525.
Le résultat moyen entre ces expressions, serait 552 ; mais si l’onprend celui entre toutes les verges éprouvées, on trouve 545.
Le résultat moyen des expériences faites par M. Soulïlot donne 553;mais si l’on ne comprend pas la sixième ni la neuvième expérience quiont donné des résultats extrêmement forts, on ne trouve que 465.
Le résultat moyen des expériences que j’ai faites donne 267 pour lesfers dont la cassure ne présente que du grain plus ou moins fin, 632pour le fer tout nerf, et 449 pour la force moyenne entre toutes cesexpériences. Si on compare ces trois résultats généraux on trouvera486 livres par ligne carrée.
On peut conclure de toutes ces expériences, 1°. que les fers qui nesont pas forgés ont plus de force en raison de ce que leur grain estplus fin; 2°. que celui à paillettes ou à gros grain n’a que la moitié de laforce de celui qui a le grain fin; 3°. que ces fers acquièrent plus deforce en les forgeant; 4 e . que les fers résistent par leur fermeté à l’effortdu marteau, en raison de leur épaisseur; 5°. que cette force va en dimi-nuant depuis la surface jusqu’au centre, par la raison que la face quipose sur l’enclume , lorsqu’on le forge, reçoit, par la réaction, une im-pression presqu’aussi forte que celle du coup de marteau; d’où ilrésulte que, dans les fers forgés, la force doit augmenter en raisondirecte de leur surface et en raison inverse de leur épaisseur.
Le fer forgé le plus fort est celui qui est réduit tout en nerf, c’est-à-dire, celui dont la cassure paraît arrachée. La force du fer tout nerfest quatre fois plus grande que celle du fer à paillettes ou à gros grain;