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TRAITÉ DE L’ART DE BATIR.
à mesure qu’elle pliait par l’augmentation de la charge qu’on lui faisaitsoutenir au milieu, je suis parvenu à faire toucher les deux bouts sansqu’elle se soit rompue, comme on le voit figure 4 , la longueur de cettebarre contenait 250 fois son épaisseur.
II résulte de cette expérience, qu’une barre de fer courbée, figure 5,peut porter un poids presque aussi fort que celui qu’il faudrait pour larompre en la tirant par les deux bouts.
Si au lieu d’une barre courbée , on considère deux barres formantun angle, figure 6, arrêtées par le haut et réunies par le bas au moyend’un œil et d’un crochet, et qu’on suspende un poids à l’angle qu’ellesforment à leur réunion, il faudrait, pour faire équilibre à la force deces barres, agissant comme une corde ou une chaîne, un effort quifût comme la» diagonale C D est à la somme des côtés AD, DB.
Pour la barre courbée, figure 5, on trouve que la force doit être aupoids comme le développement de la courbe A D B est au double de laflèche C D.
Ainsi, nommant la force absolue^le développement du contour. . b
le poids. p
la flèche. d
l’expression pour la barre courbe sera, pour la force absolue,/=et pour le poids p =
Si ce sont deux barres qui forment ensemble un angle, figure 6, bexprimera la somme de leur longueur.
Si c’est une barre droite, 2 d exprimera le double de son épaisseur,en sorte que, prenant d pour unité, on aura pour la barre indiquée
dans la table par A, - 38 ^° i X 2 = 552,73 pour la valeur d’un poids placéau milieu, faisant équilibre à la force de la barre.
En faisant usage de la formule^-, on aurait trouvé, en prenantpour la valeur de p , le double de 552,73 , la force de cette barre_ 552.73 x 2 x a3i q U j ge à 63840, ce qui prouve l’accord de ces
deux formules, qui se rapportent aussi avec l’expérience; car cettebarre a fini par se rompre sous un poids de 560.
En considérant les résultats des expériences faites sur les barres indi-