CONNAISSANCE DES MATÉRIAUX.
317
ESSAIS sur les marbres. — 12 et 13 novembre 1822 .
MARBRES.
POIDS
des
échantillons
Dissolution
absorbée.
Poids deséchantillonsaprès
l’imbibition.
Perte
après
l’expérience.
I
i
! OBSERVATIONS.
Blanc de Carare. . .
onc.
6
gros. gr.
2 1
onc.
»
gros
)>
. gr.
2
onc
6
gros. gr.
2 3
onc
»
gros. gr.
» n
Première qualité.
Blanc des Pyrénées.
6
3 2
»
»
2
6
3 4
»
» »
Idem.
8
6 8
)>
»
6
8
6 14
»
» 2
Quelques parties terreuses.
Vert Campan. . . .
7
4 6
»
»
15
7
4 21
»
8 31
Parties d’argile pyriteuses.
Brun vert idem. . .
7
» 4
»
y>
28
7
» 32
»
7 22
Argile et pyrites.
9
» 10
»
P
10
9
» 20
»
3 10
Pyrites disséminées.
Marquise.
9
6 21
»
»
13
9
6 34
n
5 6
Veines terreuses.
Sainte-Anne. . . .
8
3 15
»
»
8
8
3 23
»
b 46
Veines d’argile.
Caunes. . ....
7
6 30
)>
j)
5
7
6 35
»
» 3
Petites veines terreuses.
11 résulte des expériences qui ont été faites sur dix échantillons demarbres différens,
1°. Que les marbres blancs statuaires de première qualité ne sontnullement attaqués par les efflorescences, tandis que les marbres blancspouf le sont fortement ;
2°. Que les marbres argilo-talqueux ( le marbre Campan) sont atta-qués dans les mêmes parties qui cèdent à l’action de l’air et de la gelée ;c’est-à-dire dans les veines talqueuses et argileuses, qui se creusent parl’action de l’air comme par l’action du sel ;
( Tout le monde connaît la décomposition des colonnes de marbreCampan de Trianon. )
3°. Enfin, que les marbres argileux et pyriteux, que l’on ne peutemployer à la décoration extérieure ont été également attaqués plus oumoins par l’effet des effloraisons, tandis que ceux qui résistent à lairen supportent parfaitement l’action.