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Tome premier.
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319
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CONNAISSANCE DES MATÉRIAUX. 319

Un échantillon de mortier du pont du Gard , soumis à l’épreuve, n’apoint été attaqué.

Un échantillon de mortier de l’aquéduc d’Arcueil , mis en expérience,a été fortement attaqué; ce qui prouve que l’action désagrégeante dusulfate de soude est applicable aussi *aux mortiers et aux cimens, ainsique M. Vicat s’en est assuré par la série des expériences que nous avonsdéjà citées.

INSTRUCTION PRATIQUE POUR ESSAYER LES PIERRES d’aPPAREIL d’aPRÈS LE PROCÉDÉ

DE M. ERARD

I. On choisit les échantillons sur les points douteux du banc de pierreque l’on veut éprouver, par exemple sur les places qui présentent desdifférences dans la couleur, le grain ou l’aspect.

II. On fait tailler ou scier ces échantillons, en cubes de deux poucesde côté, à vives arêtes, les morceaux simplement cassés pouvant êtretressaillés ou étonnés par le choc, et pouvant offrir ainsi des détériora-tions fausses qui ne tiendraient nullement à la qualité de la pierre, maissimplement à la force qui l’a brisée.

III. On numérote ou l’on marque chaque échantillon avec de l’encrede la Chine , ou avec une pointe d’acier, et l’on conserve des notes exactesdu lieu et de la place d’où chaque cube a été détaché

IV. On fait fondre, dans une quantité d’eau proportionnée au nombredes échantillons que l’on veut éprouver, tout le sel de Glauber ( sulfatede soude) qu’e//e pourra dissoudre à froid-, et, pour être bien certain quecette eau ne peut en prendre davantage, il faut qu’il reste un peu de selau fond du vase, une ou deux heures après qu’on l’y aura jeté : ainsi ,parexemple, une livre de ce sel suffit pour saturer une bouteille d’eau ordi-naire , à la température des puits, de 12 degrés environ du thermomètrede Rèaumur (15 degrés centigrades).

V. On fait chauffer cette eau chargée de sel dans un vase quelconque,jusqu’à ce qu’elle bouille à gros bouillons, et l’on y plonge alors tousles échantillons sans la retirer de dessus le feu, et en déposant les cubesde manière à ce qu’ils plongent tous complètement.

VI. On laisse bouillir les pierres pendant une demi-heure. Les expé-riences faites par M. Vicat prouvent qu’il ne faut pas faire bouillir pen-