CHARPENTE.
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Nous avons dit précédemment, page 22, à l’occasion des noulets, quela méthode la plus simple et la plus facile pour les exécuter, était deformer un prisme, qu’il ne s’agit plus que de couper de longueur selonle profil des coupes, en raison de leur assemblage. Il ne faut pour celaque la forme de grosseur, coupée perpendiculairement à la longueurde chaque branche. Mais comme la largeur de celle-ci varie à chaquedivision, on préparera une pièce de bois à laquelle on donnera uneépaisseur égale à celle comprise entre les parallèles CA et oh, Fig. 4,et une longueur égale à E‘" r; il faut que sa largeur d’un bout puisseporter celle indiquée par q r, et de l’autre, celle indiquée par p E" 1 ,Figui’e 5. Ensuite, après avoir dressé un côté d’équerre aux faces, ontracera sur celle de dessus, à une distance de l’arête égale à qd", uneparallèle pour indiquer le démaigrissement que doit éprouver cettepièce, en abattant la partie de bois triangulaire bqd, Figure 6, com-prise entre cette ligne et l’arête de dessous b. Pour tracer les arêtescourbes des faces de dessus et de dessous, on tirera des parallèles,comme pour la Figure 5, sur chacune desquelles on portera les largeurscorrespondantes à partir des arêtes droites b'", o'",et d'", e”', et partous ces points on tracera les courbes que doivent former ces arêtes,avec une règle pliante. On peut aussi relever un calibre sur lcpure,pour les tracer d’une manière plus juste et plus commode.
L’opération la plus difficile est de former la surface conique comprise entre les deux courbes. Comme les surfaces des cônes peuventêtre également produites par des circonférences concentriques, quivont en diminuant en progression arithmétique depuis la base jusqu’ausommet, ou par des lignes droites allant du sommet à la circonférencede leur base, il en résulte qu’il y a deux manières d’opérer.
D’après la première hypothèse, on tracera sur la surface préparatoireindiquée par les lignes droites formant les cordes des courbes D" 1 , E ,uet 13, e"', des parallèles en raccordement avec celles tracées dessus etdessous; ensuite on creusera, d’après les circonférences concentriquestracées en plan, autant de cercles differens qu’il y a de divisions, pourformer la courbure qui répond à chacune, et on abattra le reste enraccordement : mais cette manière est très-longue et difficile pour lapratique.
L’autre hypothèse fournit un moyen beaucoup plus simple : en seservant des divisions du dessus, on tirera sur la projection en plan.
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TOME II’