44
TRAITÉ DE L’ART DE BATIR.
axes se rencontrent perpendiculairement ou obliquement, parce quecette courbe diffère de l’ellipsimbre, qui résulte de la rencontre obliquede deux cylindres dont les surfaces sont formées de lignes parallèles àl’axe; tandis que celle des cônes est formée par des lignes qui tendenttoutes à un meme point, ce qui diminue ou augmente les largeurs ouordonnées de l’ellipse courbe, qu’il désigne par le mot d ’ellipsoï-dimbre.
Si l’on trace avec un compas un cercle sur la surface d’un cône oud’un cylindre, la courbe ne sera ni un cercle ni un cycloïmbre, car lediamètre qui se trouve dans le sens où la surface de ces solides estdroite, sera plus grand que celui qui lui serait perpendiculaii’e; parceque ce dernier étant dans le sens de la courbure, sera composé de deuxrayons qui sont les cordes de la moitié de l’arc répondant à ce dia-mètre , et formant une ligne brisée ; tandis que l’autre diamètre estcomposé de deux rayons qui forment une ligne droite. Cette courbepourrait être désignée sous le nom de cycloïdimbre.
Le procédé pour tracer chacune de ces courbes sur la surface descônes ou des cylindres pénétrés, ainsi que leur développement et leurprojection sur les plans verticaux ou horizontaux, est le même.
Lorsque le cylindre ou le cône qui forme le vide d’une ouverturedans un comble conique, Planches LXXXI et LXXXII, rencontre perpen-diculaii'ement l’axe de ce comble, la forme primitive doit se tracer surun plan vertical, perpendiculaire à la direction du cône ou du cylindrequi forme le vide de l’ouverture, Figures 1 et 5 ; mais si cet axe est pa-rallèle à celui du comble conique, la forme primitive sera expriméesur le plan ou projection horizontale, Figure 9. Cette forme étantreprésentée sur l’une de ces projections, ainsi que la position despièces de bois qui doivent la former, on la tracera sur l’autre, aumoyen des verticales élevées ou abaissées des points de la figure pri-mitive , et des horizontales tirées des points correspondans du profil,renvoyées sur cette projection par des arcs de cercle qui donneront,par leurs intersections, les points nécessaires pour tracer la forme se-condaire de l’ouverture, Figures 2, 6 et 10.
Pour les développemens, on prendra les longueurs, ou distances de labase, sur le profil, et les largeurs sur le plan, qu’on indiquera {lespremières ) par des lignes droites tirées au sommet du développementdu cône, et {les secondes) par des arcs de cercle concentriques, dont