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Tome troisième.
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TRAITÉ DE L’ART DE BATIR.

meté. Ceux qui objectent que ce moyen rend les planchers trop lourds,ne font pas attention que cette augmentation leur procure une con-tinuité qui leur donne presque autant de solidité que s’ils étaient formésde solives jointives, et dans ce dernier cas leur force serait doublée. Leseul inconvénient est que les bois périssent plus vite.

Lorsque les solives ont beaucoup de portée, et qu’on veut donnerplus de fermeté aux planchers, sans les hourder plein, on place, selonune même direction, des bouts de bois O, 0, O, entre les solives,qu’on fait entrer de force. Dans un plancher comme celui Figure 1 , ledirection la plus convenable à donner à cet étrésillonnement, est del’établir à la suite des chevêtres.

On se sert encore, pour cet objet, de pièces de bois appelées liernes ,qui portent des entailles pour embrasser les solives. Cette pièce, re-présentée par P, est arrêtée sur chaque solive avec des chevilles oudes petits boulons; mais comme les parties de bois qui séparent lesentailles des liernes, peuvent se détacher en les forçant entre lessolives, il vaudrait mieux, après avoir fait les étrésillonnemens 0, 0, 0,poser dessus un madrier Q arrêté avec de bonnes chevillettes, tantsur les étrésillons que sur les solives. Pour bien faire cette opération,il faut soutenir le plancher par-dessous par une sablière et quelquesétais qu’on ôte après. L’étrésillonnement a encore l’avantage de contre-buter les solives dans toute leur épaisseur, tandis que la lierne ne peutles embrasser que de 3 ou 4 pouces au plus, en supposant qu’il ne setrouve pas de flaches aux solives.

Planchers d'assemblage, composés de solives qui se soutiennentmutuellement les unes et les autres.

Celui représenté Figure 1, Planche LXXXVI, est tiré du Recueil deCharpente de M. Krafft, 2 e . partie, page 8 et planche numéro 21. CetteFigure indique une manière pratiquée en Hollande pour employer desbois de différentes longueurs. On place autour des murs des lambourdessur lesquelles posent ces pièces de bois,- quatre sont placées en traversdes angles, posant des deux bouts sur les lambourdes; d’autres, quirecroisent les angles formés par les premières, ne portent que d’unbout sur les lambourdes, et sont assemblées de l’autre dans ces pre-mières à tenons et à mortaises. Le surplus des pièces est disposé dansle même genre, et assemblé à tenon et mortaise des deux bouts. Il en