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Tome troisième.
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TRAITÉ DE L’ART DE BATIR.

Les pièces de bois qui forment ces planchers peuvent s’assembler lesunes avec les autres à tenons et mortaises, ou par entailles à moitiébois. Il faut remarquer que par le premier moyen, qui est le plus enusage, les pièces ne sont soutenues à leurs extrémités que par des te-nons dont la plus grande épaisseur ne peut être que le tiers de cellede la pièce, tandis que par le moyen des entailles à mi-bois, la forcese trouve également partagée entre les parties qui portent, et cellesqui sont soutenues. Lorsque ces assemblages sont bien ajustés et queles parties qui remplissent les entailles y entrent un peu de force, il enrésulte presque autant de solidité que s’il n’y avait pas d’entailles. Sice sont des solives qui n’en portent qu’une ou deux autres de rem-plissage, on leur donnera la dix-huitième partie de leur longueur pourépaisseur verticale, c’est-à-dire neuf lignes par pied, au lieu de lavingt-quatrième partie, que nous avons ci-devant indiquée, à causedes assemblages.

Si l’on veut que ces assemblages soient à tenons et mortaises, ondivisera l’épaisseur verticale du bois en trois parties égales, celle dumilieu sera pour le tenon ou la mortaise.

Pour les assemblages à entailles, on divisera la largeur du dessus dechaque solive en trois parties égales, et son épaisseur verticale endeux ; en sorte que les entailles auront pour largeur le tiers de celledes principales solives, et pour profondeur la moitié de leur épaisseur.

Il en sera de même pour les poutres ou pièces de bois qui soutien-dront un plus grand nombre de solives, c’est-à-dire, huit à dix; seule-ment leur grosseur sera proportionnée à ce nombre et à leur portée oulongueur entre les appuis : ainsi, au dix-huitième de leur longueur pourl’épaisseur verticale, on ajoutera autant de fois trois lignes qu’elle doitporter de solives de remplissage. Les Fig. 1", 2, 3 , de la PI. LXXXVIIIindiquent la forme et les détails d’un plancher de cette espèce.

des planchers à soffites composés de poutres ou poutrelles, combinées avec d’autres quine sont que simulées pour former compartiment. Ceux de Saint-Paul hors-les-murs,Saint-Laurent hors-les-murs, Sainte-Marie majeux-e, à Rome, Saint-Janvier, à Naples ,offrent de beaux modèles en ce genre.

S. Serlio a donné, à ce sujet, divers dessins de compartimens d’une grande beauté, auChapitre XII du IV e . Livre de son Architecture, parmi lesquels il est facile de reconnaîtrecelui du plafond de la magnifique Loge de Fontainebleau, exécuté au temps de Fran-çois I er ., sous les yeux de cet habile architecte. Ce plafond qui passe , avec raison, pour undes plus beaux ouvrages en ce genre, existe encore aujourd’hui dans le plus parfait étatde conservation.