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Tome troisième.
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TRAITÉ DE L'ART DE BATIR.

On peut, dans ces deux cas, raccorder ensemble la surface des voûtesavec les arêtes de ces cintres, par des pièces droites ou par des courbes.

Pour les voûtes d’arête, on place contre les murs des courbes for-mant le cintre des lunettes, dans lesquelles s’assemble un des bouts despièces droites d, d, dont l’autre porte dans les cintres en diagonale,Figures 12, 13, 14, 15 et 16.

Pour les voûtes en arc de cloître, les pièces droites d, d se posentparallèlement aux côtés, et s’assemblent des deux bouts dans les cintresen diagonales, Figures 18, 19, 20, 21 et 22.

Dans les voûtes d’arète , lorsqu’on veut raccorder les arêtes de ren-contre sur la diagonale, par des pièces courbes, il faut disposer cespièces parallèlement aux cintres des lunettes placées contre les murs.La longueur de ces pièces c, c, sei'a déterminée sur le plan par les côtésdes carrés inscrits entre les diagonales, Figure 15.

Dans les voûtes en arc de cloître, les courbes de raccordement sontdes segmens de celles qui se croisent au milieu. Ces courbes s’assem-blent par le bas dans une sablière droite a, b placée le long de chaquemur, à la hauteur des naissances, et par le haut dans les cintres endiagonales, Figures 18, 19, 20, 21 et 23.

D’après tout ce qui a été dit précédemment, il ne peut y avoir queles cintres en diagonales AC, BD, qui présentent quelque difficulté,parce que, sur leur largeur, ils doivent contenir de chaque côté del’arête du milieu, des parties des lunettes qui se réunissent à ladiagonale.

La largeur de ces cintres étant comprise entre deux plans pa-rallèles, on commencera, pour la voûte d’arête, à former, par le moyend’un calibre relevé sur l’épure, une surface selon la courbe de la dia-gonale, comme pour former un pan coupé, perpendiculaire à cettediagonale. Cette courbe étant faite et le milieu tracé, on coupera lebas selon l’angle qu’il doit former : ce qui donnera un point f, Fig. 24,d’après lequel on tracera avec le même calibre une seconde courbe, quisera inégalement distante de la première. Ayant ensuite porté lesmêmes divisions sur les deux courbes, c’est-à-dire sur celle tracée aumilieu de la pièce et la seconde placée sur le devant, on tirera, parles points correspondans, des lignes droites pour abattre le bois à larègle d’une courbe à l’autre : en opérant ainsi on dégagera l’arête sail-lante de la voûte et une partie des lunettes qui forment cette arête par