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TRAITÉ DE L’ART DE BATIR,mens ou débillardemens , dont le tracé exigerait des surfaces prépara-toires; et, comme il est important de n’y employer que des bois d’unegrosseur convenable, il faut trouver, d’après leur projection en planet en élévation, le rallongement des courbes que le développement deces pièces doit donner, afin d’avoir le prisme dans lequel elles peu-vent être comprises.
Les Figures 6, 7, 8 et 9 indiquent l’élévation, le plan et le profil d’unelunette en plein cintre, qui pénètre dans une voûte en berceau aussiplein cintre, mais d’un plus grand diamètre.
Pour faire cette lunette en charpente, on suppose une espèce de fermecomposée de deux poteaux GHAE, BFKI, Figure 6, inclinés en senscontraire, réunis par une pièce de bois horizontale GLMK, dans la-quelle ils sont assemblés; la grosseur de ces pièces est assez considé-rable pour qu’on puisse y creuser les parties de surfaces courbes quidoivent former l’arête à double courbure delà lunette. Cette dispositionest indiquée dans le profil Figure 7, et le plan Figure 9, par les mêmeslettres et les memes chiffres, pour mieux indiquer leur correspondanceet celle des lignes d’opération.
Les Figures 8, 10 et 11 sont les rallongemens des faces des poteauxsur lesquels on a tracé les courbes pour la formation des surfacesdont la rencontre exprime l’arête à double courbure qu’elles doiventformer.
La pièce horizontale qui réunit les deux poteaux inclinés n’est pasdifficile à tracer; c’est un prisme qui peut se tailler par le moyen d’unpanneau ou calibre, indiqué dans le profil par TREPQ, Figure 7.
Pour former la jouée de la lunette, on recreuse la partie qui y ré-pond, par le moyen d’une courbe, EDF, Figure 6.
Lorsque les lunettes sont trop grandes pour être faites en quatrepièces, on peut les faire en cinq ou en six, assemblées à moitié boisavec entailles et clefs, comme on le voit indiqué par les Fig. 12 et 13.
Pour trouver le l’allongement des pièces, on opérera pour chaquepartie comme nous venons de l’expliquer. On formera le polygone in-scrit dans lclévation, le plan et le profil, d’après lesquels on tracerales courbes à appliquer sur chaque pièce.
Ce serait le même procédé pour une lunette biaise, surhaussée ousurbaissée, selon une courbe quelconque.
Si la lunette est pratiquée dans une voûte sphérique ou sphéroïde, il