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Tome troisième.
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r><5 TRAITÉ DE L’ART DE BATIR.

de grandes contre-fiches C, Fig. 1, qui vont jusqu’au milieu du pont, oùelles se réunissent à une pièce qui double cette partie, et par d’autres D,qui se prolongent jusque sous les 'sablières qui portent le comble de lagalerie. Ces contre-fiches sont entretenues par de doubles moises pen-dantes qui montent aussi jusque sous la sablière du comble, et par descroix de Saint-André qui relient celles d’un côté avec celles de l’autre.Elles posent par le bas sur des retraites pratiquées sur la face des culées.

Le plancher va en pente de chaque côté jusqu’aux deux travées dumilieu, où il est relevé de 3 pieds un quart au-dessus des extrémités.Les armatures qui forment les côtés et le toit suivent la même direc-tion. Cette disposition contribue encore à augmenter leur résistanceet la solidité du pont.

Les autres parties de la construction sont suffisamment expliquéespar les Figures 3. et 3, et parles détails qui les accompagnent.

Il est presque inutile de remarquer ici, que dans cet endroit, lanature des localités présentait pour l’établissement d’un pont d’uneseule arche, des facilités dont l’auteur a su profiter avec beaucoupd’habileté. Au reste, il paraît probable que l’économie aura décidéseule, dans ce cas, de la largueur du passage; car rien n’eût été plusfacile que de l’augmenter au moyen de quelques modifications dans ladisposition des contre-fiches.

Il résulte des exemples que nous venons de citer, qu’il y a deuxmoyens principaux de fortifier le plancher d’un pont : l’un en plaçantles armatures en dessus, et l’autre en les plaçant dessous.

Dans le premier cas, comme les armatures ne peuvent être placéesqu’aux deux côtés du pont, pour laisser le chemin libre dans le milieu,sa largeur se trouve naturellement très-bornée.

Dans l’autre cas, comme on peut, sans aucun inconvénient, multi-plier le nombre des armatures, les ponts peuvent avoir à la fois lalargeur et la force que l’on peut désirer.

La disposition des lieux, jointe à un concours de circonstances extra-ordinaires , ont quelquefois nécessité l’emploi des deux moyens réunis,comme l’ont pratiqué, avec tant de succès, les frères Jean Ulric etJean Grubenmann, charpentiers, de Teuffen, au canton d’Appenzell ,pour l’établissement du pont de Wettingen dont nous allons donner ladescription.