72 Méthode d'Analyse.
7". L'oxide de plomb demi-vitreux ( litharge ).
On peut reconnoître la présence de cet. oxide par lesulfure de potasse arseniqué, le sulfure d’ammoniaquearseniqué : aussitôt le vin se trouille et prend une cou-leur noire assez foncée. Suivant le C. Deyeux , on ne peutavoir confiance à cette expérience :ce chimiste préfère defaire évaporer jusqu’à siccité une certaine quantité devin, de mettre le résidu dans un creuset conique, etfaire chauffer légèrement; la matière se tuméfie beau-coup et reprend une saveur assez vive et piquante. Dèsqu’on s’aperçoit qu’elle ne fume plus, on la rassemblepar le moyen d’une spatule de fer, et on la fait tomberdans le fond du creuset. On couvre alors ce creuset, eton lui donne assez de feu pour le tenir rouge pendantun bon quart-d’lieure, et on le laisse refroidir dans lefourneau. Quand il est tout-à-fait froid , on le casse avecprécaution, et l’on trouve au fond du creuset un culotmétallique dont il est facile de reconnoître la nature.
On peut également employer, pour reconnoître laprésence du plomb dans le vin, le moj r en suivant:
On verse dans la liqueur une quantité suffisante d'hi-drogène sulfuré; si elle contient du plomb, on obtient,un précipité noir : alors on filtre; on met la matière etle filtre dans un creuset que l’on chauffe fortement. Lesulfure, par la calcination, se décompose , et le plombreste à l’état métallique. Ce procédé est peut - être pré-férable, surtout quand les vins ne contiennent qu’tinetrès-petite quantité de plomb, parce qu’il seroit possiblequ’en suivant le procédé ci-dessus, on ne reconnût pasla présence d’une très-petite quantité deplomb, qui sou-vent se trouve disséminée dans la matière charbonneuse.