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Tome premier.
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Méthode d'Analyse. 85

vescence arec les acides, et par l’effet des différens réac-tifs , tels que le papier teint avec le cucurma, avec letournesol, etc. Si on combine cet alkali avec l’acide acé-teux, on voit si c’est de la soude ou de la potasse , en cequ’il forme avec l’un un sel non déliquescent, et avecl’autre , un sel qui a la propriété de se résoudre en li-queur, lorsqu’il est exposé à l’ah\

Si c’est un sel qui ne donne aucun signe d'acidité nid’alkalinité , et que sa dissolution ne soit troublée par au-cun alkali, il faut alors chercher à connoîlre quel est leuracideetchercherquelleestleurbase. L’acide sulfurique sedécouvre par le ni uriate de barite,etparl’acétite de plomb.L’addition de l’acide sulfurique concentré dégage du gaznitreux , et le fait connoître par son odeur et par les va-peursrouges. L’acide muriatique est de môme rendu librepar l’acide nitrique : au reste, l’acide nitrique se recon-noît encore par la propriété qu’ont les nitraLes de fusersur les charbons , et l’acide muriatique par le nitrated’argent.

Quant aux bases, on peut séparer la potasse par labarite , ou au moyen des doubles affinités. La soude estdéplacée par la potasse, ce que l’on reconnoît par la cris-tallisation. L’ammoniaque est rendu libre par les deuxautres alkalis , et on le reconnoît aisément à son odeur.

Si les eaux contiennent du sulfate de soude et du sul-fate de magnésie , on les reconnoît à la forme des cris-taux.

Le muriate de potasse et de soude donne des cristauxcubiques qui décrépitent au feu : on peut les distingueraisément en versant dans la dissolution bien saturée , det’acide lartareux j on obtient un tartrile de potasse , ce