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Tome premier.
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Du Gaz oxigène.

On a dit quil existoil des substances telles que leshuiles, l'alcool,le bois, léther, auxquelles la combustionenlève une grande partie de leur poids.

Il est: certain que les corps combustibles, dont la ma-tière inflammable est volatile perdent beaucoup de leurpoids par la combustion 5 niais cette perte nexiste véri-tablement quen apparence. Il est aisé de sen convaincre,si lon fait attention que ce qui reste fixe après la com-bustion , nest pas le seul résidu du corps combustible, y etque tous ceux qui jouissent dune volatilité, se changent,par la combustion, en fluides aériformes, qui se dissipentpromptement: léther et lalcool offrent des exemples decelte vérité.

Laugmentation de poids quacquiert le corps brûlé, estégale au poids du gaz oxigène absorbé.

Lorsque le résidu de la combustion est fixe, il est aiséde sen convaincre. Lavoisier a démontré, par des expé-riences très-exactes, que, si lon opère la calcination ouloxidalion des métaux , soit sous des cloches de verre ,soit dans des vaisseaux fermés, dans des quantités con-nues dair, la partie oxigénée de lair atmosphérique estabsorbée pendant loxidalion , et que le métal oxidé ac-quiert autant de poids que l'air atmosphérique en perdpar loxidation du métal.

IV e . principe. Dans toute combustion, il y a dégage-ment de calorique et de lumière.

Lorque la combustion s. fait par le contact de lair, lecorps qui brûle a plus daffinité avec la base du gaz oxi-gène, que cette base nen a avec le calorique. Kn vertu decette affinité, celte base se fixe et se combine avec le corps