De l'Azote et du Gaz azote,
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pur, l’on débouche le flacon sous l’eau ; une quantitéégale au gaz oxigène absorbé monte dans la bouteille ; onlave bien le gaz en le faisant passer à travers de l’eaupure et l’agitant.
2°. En traitant par l’acide nitrique, d’après Berthollet,la chair musculaire, ou la partie fibreuse du sang, bienfraîche et bien lavée ; car si elle commence à être altéréepar la fermentation, elle fournit de l’acide carboniquemêlé avec le gaz azote.
A cet effet, on coupe par morceaux de la chair muscu-laire ; on l’introduit, soit dans une cornue, soit dans un»fiole ou matras ; on verse dessus partie égale d’acide ni-trique à 22 ou 24 degrés ; on adapte un tube à la cornueou à la fiole, et on lute. On pose l’appareil sur un bainde sable, et on fait passer le tube sous une cloche dansl’appareil liidro-pneumatique ; la cuve à l’eau peut aussiservir, quand on ne fait pas d’expériences exactes,de recherches.
Phénomènes : lachair musculaire étantcomposéed’hi-drogène, d’oxigène, d’azote et de carbone, contient sur-tout une grande quantité d’azote ; l’acide nitrique seporte sur les pi’incipes liidrogène et carbone, formeune graisse , tandis que l’azote ayant une grande affinitépour le calorique , se dégage. L’on peut s’assurer que legaz obtenu de cette manière provient réellement de lachair musculaire , et non de la décomposition de l’acidenitrique, en partageant l’acide nitrique en deux parties;employer la première pour obtenir l’azote, et conserverl’autre. Si, après l’opération, on fait dissoudre dansl’eau le résidu et qu’oii ajoute à celte dissolution , ainsique dans la deuxième partie d’acide nitrique que l’on a