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De l’Oxide de carbone.
SL l’on brûle de cet oxide, soit sous une cloche, soitdans un flacon plein de gaz oxigène pur , la, combustionest totale. L’oxide de carbone s’empare de tout l’oxigèneet forme une nouvelle combinaison. C’est ce qu’on ap-pelle acide carbonique.
Si l’on passe de l’eau sous la cloche, et que l’on agile ,le gaz se dissoudra dans l’eau, et l’on obtiendra l’acidecarbonique liquide, que l’on reconnoîtpar ses propriétés.Le charbon est très-avide d’air et plus encore d’eau.
Si l’on l'ait bien sécher un morceau de charbon,et qu’onle mette sous une cloche , au bain de mercure, rempli dece métal, on voit que le charbon absorbe de l’air , et quele mercure remonte assez rapidement ; mais si l’on faitpasser un gaz aqueux sous la cloche, alors le charbon ab-sorbe de préférence l’humidité, il prend l’eau et aban-donne l’air , et le mercure redescend.
L’oxide de carbone se fond dans le gaz liidrogène; celaest si vrai, que si on brûle le gaz liidrogène carboué avecde l’oxigène, on obtient de l’eau et de l’acide carbonique.
Le gaz liidrogène qui a dissous cet oxide, a une pesan-teur spécifique plus considérable quele gazliidrogène pur.
Il se dégage en général du gaz liidrogène carboné danstoutes les distillations de matières végétales et animales,car le gaz liidrogène existe en état solide dans les plantes,et ne se remet en gaz que par le calorique que lui prête lefeu employé à la distillation, et il dissout du charbon.
Il s’en dégage des eaux stagnantes et bourbeuses desmarais, des tourbières , des latrines , des égoûts.
On en obtient aussi de la dissolution de quelques mé-taux carbonés pendant leur oxidation dans les acidesfoiblés.