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fusil, ou de porcelaine, du soufre en poudre; on fait pas-ser ce canon à travers un fourneau ; on ajuste à l’extré-mité inférieure un tube recourbé, qui va plonger sous■une cloche dans l’appareil au mercure. On adapte ensuileà l’extrémité supérieure l’appareil, pour oblenir du gazhidrogène pur. Ou fait ensuile fondre le soufre à unedouce chaleur; lorsqu’il est fondu, on fait passer à tra-vers, le gaz hidrogène, et l’on obtient, sous la cloche,du gaz hidrogène sulfuré. Voyez aussi l’article sulfures,et sulfure de fer.
Caractères.
Fluide élastique, très-léger, se volatilisant trèspromp-temenldans l’atmosphère, plus lourd que le gaz hidrogènepur.
Ce gaz tue très-promptement les animaux : il a uneodeur fétide; il acquiert un méphitisme terrible.
Il verdit le sirop violât, éteint la bougie; mèléavecl’airatmosphérique, ou avec le gaz oxigène, il s’allume et dé-tonne par l’étincelle électrique; il brûle avec une flammebleue-rougeâtre, et dépose du soufre.
L’air atmosphérique détruit le gaz hidrogène sulfuré,ce q'u’on aperçoit en le tenant en contact sous une cloche.L’oxigène a donc plus d’affinité avec l’hidrogène que lesoufre n’en a avec lui : l’oxigène et l'hidrogène se com-binent et forment de l’eau, il est à remarquer que cetteexpérience ne pourroit se faire à une haute température,parce que le soufre brûleroit, et qu’une basse tempéra-ture est insuffisante pour le faire brûler; ce soufre alorsse dépose sur les corps environnans. Voilà d'où vient lesoufre que l’on voit déposé aux environs des sources mi-