Gaz oxide d'azote, etc. 525
du mercure sur l’acide nitrique, et qui n’aura pas étélavé.
Pour avoir l’oxide d’azote pur , comme il convientpour les essais eudiométriques, il n’est pas indifférentd’employer tel ou tel combustible ; car il en est qui exer-cent une action si forte sur l’oxigène, qu’ils en dépouil-lent entièrement quelques parties de l’azote, et alors legaz nitreux est mêlé de gaz azote. L’argent et le cuivresont les métaux qui conviennent le mieux pour cet objet;il est nécessaire que la densité de l’acide nitrique ne passepas 25 à 5o degrés à l’aréomètre de Baume; sans cela sonaction est trop vive , le gaz oxide d’azote se dégage troprapidement, et peuL faire briser l’appareil ; il est d’ail-leurs beaucoup moins pur. M. Humboldt a démontré,par des expériences, qu’en versant de l’acide nitriquesur le fil de cuivre, il y a une partie de l’acide qui se dé-compose totalement ; et que, par celte raison , le gazoxide d’azote se trouve mélangé d’azote; mais qu’en em-ployant une solution de sulfate de fer, le gaz oxide d’a-zote est totalement absorbé, et que l’on peut évaluer laquantité d’azote, qui monte de 0,07 jusqu’à 0,67, etmême au-delà.
Voyez la leçon sur le sulfate de fer, et l’article gazmuriatique oxigéné et gaz oxide d’azote.
Pour obtenir le gaz oxide d’azote , on prend de la li-maille de cuivre très-pur; on la met dans une fiole à mé-decine, dans un petit matras, ou dans un flacon à deuxtubulures; on verse dessus de l’acide nitrique à 25 ou 3odegrés ; on bouclie la fiole avec un bouchon de liège, au-quel est adapté un tube de verre, dont l’extrémité re-courbée plonge dans la cuve pleine d’eau de l’appareil