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Tome premier.
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jfcide fluoricjue*

Si l’on y plonge une bougie éleinte, elle fait champi-gnon; c’est que l’eau qui sort de la mèche, dissout del’acide chargé de silice, qui l’environne, et la terre sili-ceuse se précipite de cette dissolution sur la mèche.

Ce gaz est invisible comme l’air, et plus pesant quelui ; il éteint les bougies en verdissant sensiblement leurflamme , tue les animaux, rougit les couleurs bleues vé-gétales, a mie odeur pénétrante, qui approche de celledu gaz acide muriatique.

Il ronge la p>eau ; la lumière n’y fait éprouver aucun*altération.

.Le calorique le dilate , sans en altérer la nature. Encontact avec l’air , il répand des fumées blanches , duesnon seulement à la condensation de l’acide par l’eau, maisencore à la précipitation de la terre qu’il contient, parl’union de ce liquide.

Les coj’ps combustibles simples n’éprouvent aucunealtération de la part de ce gaz.

Il est absorbé lentement par les oxides métalliques; sil'on y ajoute de l’eau, il y aune combinaison plusprompteet plus facile.

Si l’on expose à la vapeur de ce gaz, dans des vases deverre, des animaux, des éponges un peu mouillées, ducharbon, etc. l’acide se dissout dans l’humidité qu’ilscontiennent, et la silice se précipite sur ces substances.

On peut donner ainsi l’apparence d’une pétrification âdes lézards, des vers humides, des fruits mouillés, etc. ;tous ces objets, ainsi revêtus d’une couche exacte et très-dure , se conservent très-bien.

Si l’on fait la même expérience dans un vase de métal,la même pétrification y’a pas lieu.