5 7 6 Alumine.
alors très-pure , mais souvent inattaquable parles acides.Si l’on y soupçonne un peu d’acide sulfurique, on redis-sout l’alumine par l’acide nitrique ; on précipite l’acidesulfurique par le nitrate de barite , et on détruit encoreune fois l’acide nitrique.
L’alumine est blanche, opaque, douce au toucher,sans saveur, happant à la langue, répand une odeur par-ticulière en souillant dessus: sa pesanteur spécifique estmoindre que celle de la silice , car elle ne passe pas au-delà de '2 7o ^ 2
Elle se dessèche au feu , se resserre , prend du retrait,et y contracte une telle dureté, qu’elle fait feu au bri-quet.
C’est cette propriété de prendre du retrait au feu, quil’a fait employer par PPedgwood, pour construire sespièces pyrométriques, dont nous avons parlé. (Leçon surle calorique.)
Lorsqu’elle est bien cuite, elle n’est plus susceptible dese délayer dans l’eau.
Lavoisier a prouvé que l’alumine pure est susceptiblede prendre une fusion pâteuse par un courant d’oxigène;alors elle coupe le verre comme les pierres précieuses, etse laisse difficilement entamer par la lime. Elle absorbel’humidilécoutenue dans l’atmosphère, et un peu d’acidecarbonique. L’alumine a la propriété de faire pâle avecl’eau ; elle se laisse mouler avec facilité. Elle s’unit à laplupart des acides ; elle est soluble dans la potasse. Elleprend une grande dureté par son mélange avec l’eau etla silice. Elle est employée dans une foule d’arts ; elleforme la base des poteries, depuis la brique jusqu’à laporcelaine ; elle est inconnue dans sa nature intime.