Essayé au chalumeau , il brûle comme le zinc ; mais laflamme qu’il donne diffère- un peu de celle du mêlai ; ilfournit aussi moins d’oxide de zinc , et il laisse pour ré-sidu un corps spongieux.
Le zinc se dissoul dans le gaz hidrogène. Cette expé-rience est duc au C. T^auquelin.
On met dans une cornue quatre parties de blende gril-lée avec une partie de charbon desséché fortement ; on yadapte un tube recourbé qui va plonger dans l’eau sousune cloche à l'appareil pneumalo-chimique.
Quand la température n’est pas assez forte pour opérerla réduction du zinc , le gaz qui se dégage n’a d’autrespropriétés que celle du gaz hidrogène carboné ; maisaussitôt que la réduction commence à s’effectuer , le gazhidrogène tient du zinc en dissolution ; ce qu’on aper-çoit aisément par la flamme jaune bleuâtre qu’il produiten brûlant.
Plus l’opération approche de sa fin , et que la chaleurest vive , plus le gaz est chargé de zinc.
On obtient donc , pçndant le cours de celte opération,du gaz acide carbonique et du gaz hidrogène zincé etcarboné.
Lemélangedecegaz est beaucoup plus lourd que le gazhidrogène ordinaire ; mais il est plus léger que l’air atmos-phérique , car ce dernier le déplace facilement.
Si l’on enflamme ce gaz , on n’aperçoit aucun résidusensible sur les parois du vase, comme cela arrive pourriiidx-ogène sulfuré : mais si l’on remplit ensuite le vased’eau , la surface de ce liquide se couvre d’uue pelliculebrillante, d’une couleur blanche-grisâtre , et qui, ramas-sée , présente tous les caractères du zinc métallique.