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Tome cinquième.
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d* Architecture. z

secours qu’on parvient à faire des comparaisons ,qui tournent au profit de l’Artiste déjà suffisammentinstruit, & qu’on apprend à éviter tout ce qui dansles ornements n’est qu’une mode passagère; celle-ciinsensiblement étouffant le germe des talents. Sil’on y fait mûrement attention, on verra que toutesles lois que le goût change , par inconstance ouautrement, le plus grand nombre des hommes quine sçavent qu’imiter , perd le jugement qui étoiten eux, & qu’ils auroient pu perfectionner ; ils nese décident guere que d’après l’opinion d’autrui.Us approuvent, non ce qui est bien- mais ce qu’ilsvoient, & se trompent damant plus qu’ils croientdevoir suivre ce qu’ils n’auroient dû qu’entrevoir.Nous lavons dit ailleurs, & c’est ici le lieu de lerépéter , la mode est le tyran du goût : chaqueArtiste peut, fans doute, avoir le sien ; mais pourêtre bon, il faut qu’il soit guidé par le souvenir dubeau ; de ce beau de tous les temps qui seul entraînela pluralité des suffrages. Nous le pensons ainsi;les Artistes , dans les ouvrages de goût, ne fontrien de bien ,dès qu’ils s’écartent du vraisemblable.Tous les modelés sont dans la nature. Plus nousnous éloignons des exemples quelle nous offre fanscesse, plus nos productions sont imparfaites. Nousne tirons plus alors nos modelés que de nos fan-taisies ; & le beau de fantaisie n’engendre guereque des médiocrités , ou du moins ce prétendubeau n’est pas fait pour être imité. 11 n’y a peut-être pas eû un grand mal que Rome ait eu sonBoromini, & que nous ayons eu nos Lajoux , nosMeissonnier, nos Pinault ; mais il falioit leur laisserleur originalité & non les suivre , comme l’on afait pendant long-temps. Aujourd’hui, il est vrai,nous n’avons plus guere d’Artistes qui courent