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mêloient seuls de les exercer, les abus dont nousparlons íeroient moins fréquents , parce cme lesvéritables Artistes fçavenr de bonne heure que laprodigalité des ornements est un faste qui a droitde rebuter les bons esprits. 11 faut convenir néan-moins que la différence est grande entre nos pro-ductions actuelles & celles qui font nées, lors del’enfance de l’art : le siécle dernier même, ce siéclecélébré qui doit tant à la libéralité de Louis leGrand, étoit bien éloigné des découvertes qu’ona faites depuis dans l’Art de la Menuiserie. Ii fauten convenir ici, la Physique & les Mathématiques,non-feulement conduisent aujourd’hui nos Déco-rateurs , mais l’étude de ces deux Sciences a sçuintéresser la plupart des Attifants , & ce sont ellesqui leur ont appris à surmonter toute espèce d’ob-stacles, & à rendre par là l’exécution des dessinsdes grands Maîtres susceptible de toute la dignitéqu’il convient de donner à l’intérieur de nosTemples, & à celui des Palais de nos Rois. Qu’oncompare en effet les décorations de cette espècequi s’exécutent de nos jours par nos Entrepreneurs ,fous la conduite de nos habiles Maîtres, avec cellesqui embellissaient anciennement Vincennes, Cham-bord , Saint Germain-en-Laye , le Luxembourg,les Tuileries , Fontainebleau, &c, & l’on verracombien cet Art a acquis & combien la í’phere dugénie d’un Artiste éclairé peut s’étendre & enfanterde chefs-d’œuvre : au lieu qu’autrefois , faute des,découvertes qui se sont faites dans remploi & l’as-semblage des bois, l’on étoit obligé d’en employerd’une trop grande épaisseur & de multiplier lamain-d’œuvre : double difficulté , contraire à l’éco-nomie , & qui portoit à réduire la hauteur des pan--