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cintre, & sembloient redouter les voûtes surbais-sées ou anfe-de-panier. Quelle force excessive nedonnoient-ils pas à leurs pied-droits , ainsi qu’ilest ailé den juger par les anciens Ponts quisubíistent encore , St dont les arches de formeplein-cintre, offrent des piles qui ont quelquefois«{'épaisseur jufqu’à la moitié de leur diamètre. Leursdécouvertes cependant détendirent aussi jusqu afaire des voûtes-d’arrête , des voûtes en arc-de-cloître, & même des voûtes demi-spheriques, pourcouronner les Temples circulaires j mais ils n’ima-ginerent rien au-delà. Cette multitude de Cirques ,de Théâtres , d’Amphithéâtres & d’Acquéducs,ne présente que des répétitions continuelles devoûtes en berceau droites ou rampantes , donttoutes les constructions fe ressemblent; P Art neleur offroit pas assez de ressources pour lesvarier.
Veut-on sçavoir ce qui a rendu les bâtisses an-tiques si recommandables, c’est la perfection de lamain-d’œuvre ; c’est la bonté ou ténacité du mor-tier; c’est l’attenîion que l’on apportoit à bienfonder les bâtiments , à bien lier les pierres , à lescramponner ensemble avec du cuivre. On prétendmcmc qu’on posoit quelquefois les pierres >4 ernfans mortier , & qu’en frottant leurs lits l'un contrel’autre avec du grais très-fin & de seau , julqu’àce qu il s se touchassent exactement, on parvenoitpar là à les unir indissolublement. Les joints descolonnes Trajane & Antonine à Rome, paroissenteffectivement avoir été faits de cette maniéré , vuqu’il est presque impossible d’en appercevoir laréunion.
L’Art de la construction se soutint à-peu-pròsau même état chez les Anciens jusqua sexécution