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aussi en France du marbre blanc des Pyrennées ;mais ni l’un ni l’autre ne sont pas fi durs que l’an-tique , bien qu’ils ayent le grain très-fin, & qu’ilsreçoivent très-bien le poli.
Le marbre de Languedoc est un des plus communs :il y en a de deux espèces ; l’une se tire de la Ville deCosne en Languedoc ; sa couleur est un fondrouge de vermillon sale, entremêlé de grandesveines & de taches blanches ; on en a revêtu le socledes piliers de la nef de l’Eglise de Saint-Sulpice àParis ; les colonnes Ioniques de la cour du Châ-teau de Trianon sont aussi de ce marbre. L’autrequi se tire de Narbonne, est de couleur blanche,grise & bleuâtre , & est beaucoup plus estimé.
Le marbre du Bourbonnais , est d’un rougesale, & d’un gris tirant fur le bleu, mêlé de veinesd’un jaune sale ; on en fait ordinairement les com-partiments de pavé des Sanctuaires, des Salions, desPéristiles: la Gallerie du nord à Versailles, de plein-pied à la Chapelle, est pavée de ce marbre.
Le marbre de Rance l’e tire du Hainaut, & estd’un rouge sale , mêlé de veines & de taches blan-ches & bleues. II s’en trouve de différentesqualités. Les six grandes colonnes du Maître-Autel<le la Sorbonne sont de ce marbre.
Le Serancolin se tire d’un lieu appellé le Val d’Orou la Vallée-d’Or , proche Serancolin , aux piedsdes Pyrennées. II a pour fond une couleur grise& jaune , mêlée d’un rouge couleur de sang ; il estsujet à être filandreux. Le beau marbre de cetteespèce est fort rare , la carrière en étant épuisée :la base du tombeau de M. le Brun , à l’Eglise deSaint-Nicolas du Chardonnet, est de ce marbre:il y en a encore d’assez beaux chambranles de che-punéçs dans le Palais Hes Tuileries, &c.