d’Architecture. 187cTy suppléer. Pour cet effet il n’y a qu’à prendre de laterre franche, en former des efpcces de boules grossescomme les cieux poingrs , que l'on pétrira avecun peu d’eau ; faire ensuite cuire cette terrefranche dans un four comme la pierre à chaux;puis après cette cuisson fécrafer avec le boutd’une piéce de bois pour la réduire en pou-dre , ce qui s’opérera fans effort; & enfin employercette poudre vitrifiée de terre franche en guiíe defable ; cela produira d’exceilent mortier. O'aprèsl’examen des ouvrages des Anciens , il paroîtqu’ils fuppléoient de cette maniéré à la mauvaisequalité du sable , dans les divers Pays où ils bâ-tissaient.
Article III.
Du Ciment.
On se sert de Ciment pour mélanger avec laChaux dans les ouvrages aquatiques , au lieu defable. Le ciment n’est autre chose que de la tuileconcassée, au défaut de laquelle on fait usage debrique pulvérisée : mais çomme par fa naturecelle-ci est plus terreuse & plus tendre que la tuile,ehe est bien moins capable de résister au fardeau,& produit un ciment moins estimé que celui faitde uiiie qui , dans l’on origine, étant un compoléde terre giaiie , participe de les propriétés , qu’ilnous suffira u exposer sommairement, pour rendreraison de sa supériorité.
La glaise est une masse de terre qui, par lespluies ou par les sources souterraines , a étéchangée de simple terre qu’elle étoit, en un corpslié & visqueux, rempli de sels vitrioliques & de