d’Architecture. 351construction convenable, pour empêcher les eauxinfectées de pénétrer ou de sourciller vers le puits.Les Ordonnances enjoignent au propriétaire d’unefolle qui est près d’un puits appartenant au voisin ,ou qui est près d’un mur mitoyen, de mettre unbon contre-mur au moins d’un pied d’épaisseur,à prendre au-dessus de l’empatement du rez-de-chaussée , pour empêcher les urines de les endom-mager , & de communiquer, soit dans le puits ,soit dans les caves voisines. Mais s’il arrivoit quece contre-mur, quoique de l'épaisseur portée parles Ordonnances, n’eut pas cependant empêchéles urines de filtrer, il faudroit en faire un autred'épaisseur & construction capables d’y mettre obs-tacle.
II étoit autrefois d’ufage d’appliquer le contre-mur au droit du mur mitoyen, & de ne pointincorporer l’un avec l’autre ; & cela dans la crainted’endommager le mur, lorfqu’on étoit obligé derefaire le contre-mur, quand il avoit été corrompupar la pénétration des matières fécales , maiscomme on a reconnu que ces murs ainsi détachés,n’étoient pas capables , à cause de leur peu d’é-paisseur , de soutenir le poid des voûtes des fosses,& qu’ils s’assaissoient souvent, ce qui obligeoit àde fréquentes réparations, on prend le parti au-jourd’hui de lier l’épaisseur du contre-mur aveccelle du mur mitoyen, de sorte que l’un & l’autre<ne font qu’un audroit des fosses ; construction quien effet est beaucoup plus solide, & qui mérited'être toujours imitée en pareil cas.
On descend les fondements des fosses d’aisance ,fig. II, un pied plus bas que le fond des dites fosses :leurs murs s’operent d’ordinaire en moilons piquésaux parements, & se maçonnent avec mortier de