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être solides qu’autant que le bois reste sain , c*èstpourquoi il ne saut employer pour cette opéra-tion que de bon cœur de chêne capable de sub-sister long-tems fans se pourrir.
On scelle encore au défaut de plâtre les gondsavec du mortier de chaux & ciment, dans lequelon mêle de la mousse qui ne pourrit jamais, &qui donne ainsi du soutien au mortier.
II y a des endroits où l’on se sert pour le mêmeobjet de limaille de fer détrempée dans du vi-naigre : après avoir entouré le gond de filasse » onle tait entrer dans son trou qu’on remplit de li-maille autant qu’on peut ; le vinaigre, en faisantrouiller cette limaille, unit les grains ensemblejusqu’à en faire une masse solide & très - dure ;d’autres ajoutent à la limaille du tuillot pilé &passé au tamis. Le défaut de ce mastic est d’êtrelong-tems à prendre corps ; & comme la li-maille gonfle en rouillant, elle est sujette à faireéclater les pierres lorsqu’elles font tendres, ouquand le scellement est près du bord de la pierre :en ce cas on pourroit employer un mastic faitavec de la poudre de chaux bien détrempée avecune huile dessicative , de la filasse & du ciment passéau tamis de crin, & en observant de fourer dans letrou des morceaux de tuiliers frottés d’huile. II yen a qui allient de la poudre de tuilots avec des li-maces rouges broyées: enfin d’autres se serventde diverses especes de ciment, comme de la chauxvive & du ciment gâché avec du fromage mol& du lait. En général le plâtre est supérieur àtous les mastics en cette circonstance : aussi danstous les pays même où ce minéral est le plusrare, fait-on ensorte de s’en pourvoir pour opé-rer les scellements avec solidité.