d’Architecture. 7
approche du sommet, plus il est prouvé qu’il exerced’efforts pour écarter les vouffoirs inférieurs : ainsic’est la clef A , figure I rc , Planche LXXXVl , qui,vu fa polìtion préfque verticale , opère le plusd’action; ensuite ce font les contre-ciels B,B; &successivement les autres voussoirs en produisent demoins en moins jufqu’aux coussinets C,Ç, ou juf-qu’à la retombée de la voûte fur les piédroits.
Plus une voûte a de diamètre , plus elle a depoussée , & plus par conséquent les piédroits oules murs doivent avoir de force pour la contenir»Une voûte a encore plus où moins de poussée ,suivant que sa courbe est plus où moins élevée.Par cette raison , les voûtes entiers-point exercentle moins d’action contre leurs supports; après ellesce font les plein-ceintres ; & enfin ce font lesvoûtes elliptiques où en anse de panier qui en ontle plus.
Les voussoirs dune voûte étant toujours taillésen forme de coin , & de façon à diriger leur actionvers les piédroits , ils tendent nécessairement à lesécarter; mais comme cet effort peut varier suivantla maniéré d’ètre de la voûte , il est donc importantde s assure r d’abord de son diamètre, de la naturede la courbe, de son épaisseur vers la clef, de lahauteur qu’auront ses piédroits ; & ce ne peut-êtreque rélativement à ces diverses considérations sus-ceptibles de faire varier fa poussée, qu’il fera pos-sible de parvenir à connoître au vrai la résistancequ’il convient de lui opposer.
Les expériences apprennent que , quand unevoûte íe fend parce que son piédroit est trop foi-ble , la rupture fe fait d’orclinaire en E au milieu del’imposte C & de la clef A , fig. Ire, dans les voûtesplein-ceintre ; plus près de l’imposte que de la clef»
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