d’Architecture. 15
ctfon : supposons que l’on voulût rejettes entière-ment l’effort de la poussée & le poid vers les pointsd’cppui, il n’y autoitqu’àélever les lunettes jul'qu’àla hauteur de la clef de la voûte en berceau, alorsce.le-ci se trouveroit convertie en une voûte d’ar-rète , que l’on sait n’avoir d’action que vers lesanales , & en ce cas le mur entre les points d’ap-pui deviendroit inutile ; il leroit permis de le sup-primer totalement à l’cxemple des Goths, pour ymettre de larges vitraux.
Quand il est question de construire une fuite cTar-cades ou de voûtes en berceau, continues fur uneligne droite , dont les parties supérieures peuvents’accôter réciproquement , on est encore libre dedonner à chaque piédroit particulièrement uneforce rélative à la poussée de la voûte qu’il soutient,ou bien de donner à chaque piédroit une force suf-fisante pour porter seulement la retombée de sapartie inférieure , en observant dans ce cas de re-jetter l’effort de la partie supérieure de toutes lesvoûtes vers les extrémités, c’est-à-dire, vers le pre-mier & dernier piédroit, qu’il faudra tenir en consé-quence d’une force capable de servir comme de culéea la suite d’arcades ou de voûtes. Le Pont d’Orléansaété construit suivant le premier procédéstes Ponts deNeully & de Mantes ont été bâtis suivant le second.
Les loix de la solidité exigent que les piédroitsd’une voûte soient pleins, fans aucun percé, & queleurs assises forment une bonne assiete sous toutei’étendue des coussinets , afín que se convenant danstoute la hauteur des points-d’appui, íàns aucuneinterruption depuis leurs íondemens jufqu’à fa re-tombée, il en résulte la plus grande fermeté. Cese-roitagir contre ces principes , que d’éviderles pié-droits d’une voûte comme un coffre, que de se