i8 Cours
bas-côté ; auxquelles figures nous avons mis deslettres de renvoi semblables aux mêmes objets ,pour mieux faire reconnoître leurs rapports.
Après avoir disposé la suite d’arcades qui doi-vent déboucher le long de la nef dans les bas-côtés,& placé à leurs extrémités des corps suffiíáns demaçonnerie,lesquels font d’une parties gros piliersde la croisée , & de Tautre les murs du bout desbras de la croix, on continue à élever les piliersA , qui soutiennent les arcades , de manière àrecevoir aussi la retombée de la grande voûte Bqui est , soit en berceau avec des lunettes audroit des croisées , soit en voûte d’arrête , à fesserde diriger tout son effort vers le pilier. Mais commele pilier A , s’il étoit proportionné à faction de lavoûte de la nef qui lui correspond , exigeroit unvolume considérable, afin de f alléger, on prend leparti de décomposer cette voûte: on se borne à faireporter par le pilier sa partie inférieure qui est con-sidérée comme n’ayant pas ou n’ayant que peu depoussée , & comme faisant partie du piédroit A; Lcl’on rejette faction & le poid de sa partie supérieureou agissante B vers un pilier-butant D, placé dansun endroit commode au pourtour des murs desbas-côtés de f Eglise, par lc moyen d’un arc-boutantE sig. 11, qui fait un espèce d’enjambée jusqu’à luipar-dessus le vuide des bas-côtés F.
Par conséquent toute la solidité de f exécutionde ces sortes de voûte dépend , d’abord de faire lepilier A de matière & de grosseur suffisantes pourporter la partie inférieure C sig. II de la voûte,& lacharpente qui la couvre si on en admet; ensuite derendre le pilier-butant D , capable,par son volume,de s’oppoler à faction latérale de la partie supé-rieure B delavoûte;&enfin de disposer farc-boutant