D’AR CHITECTURE. ll
vu qu’il est reconnu que la poustée agit de préfé-rence vers cet endroit.
Un arc boutant E s’appareille en votissoirs-comme une voûte. C’est un corps intermédiaire ».destiné à reporter contre un pilier-butant le poid& la poussée de la partie supérieure d’une voûte t.mais il ne peut bien remplir cet objet qu’autant qu’ilest placé dans la ligne de direction de la poussée decette partie supérieure, de manière à saisir la voûtevers le milieu de ses reins, ou entre son imposte& fa clef, & de manière à fortner par l’inclinaiíonde son couronnement un espèce de continuité jus-qu’au pìlier-butant. Les arcs-boutans sont toujoursemployés de cette façon dans les plus beauxouvrages des Goths : c’étoit par leur secours qu’ilsparvenoient à donner tant de légèreté aux piliers,de leurs nefs. II est vrai que les voûtes ogivesfont bien plus favorables à cette disposition que lesvoûtes plein-ceintres ou elliptiques t auífi dans les.ouvrages modernes a t on pris le parti de dénatu-rer les arcs-boutans;&sous le prétexte de leur don-ner une forme plus agréable qiiun simple arc decercle, au lieu de les placer comme autrefois, on lesfait moitié contre fort, moitié arc-boutant, ainsiqu’il est représenté en A , fig. VII. pi. LXXXVI.
II y a des Edifices Gothiques où l’on remarquejulqu’à deux arc boutans appliqués à la même voûte,,î’un au-dessus de l’autre , & venant aboutir contre:le même pìlier-butant.. Le supérieur est d’ordinairesitué vis-à-vis la demi-voûte , comme il vient detredit, & l’inférieur vis à-vis la naissance de la voûte.Peut-être pourroit-on avec raison regarder !e secondarc-boutant inférieur comme un double emploi: carla voûte ogive n’ayant que peu ou point de poussée,à fa naissance, paroît n’avoir aucun besoin d’être: