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retombée des arcs en décharge E au bas de la voûte.Or attique n’a pas à beaucoup près la forcenécessaire pour cela. Si on se donne la peine decalculer la poussée des deux voûtes chargéespar la lanterne, on s’appercevra que les contre-forts A flanqués de colonnes , bien qu’ils ayenr àpeu-près avec l’épaisseur du mur de la tour, lesixième du diamètre intérieur de la coupole, ont àpeine l’épaisseur nécessaire,tant à cause du poid desmurs en épi F entre les deux voûtes, que de celuide la lanterne G qui charge extraordinairement sonsommet ; & qu’ainsi l’épaisseur de l’attique C avecle renforcement qui n’est qu’environ le dixième dumême diamètre intérieur , ( proportion que l'ondonne volontiers à la tour d’un dôme , quand il n’ya qu’une voûte, & quand on fait ses piédroits d’é-paisseur uniforme) , est bien éloignée d’avoir uneforce suffisante en cette circonstance. C’est pourquoi,il seroit à désirer que, pour solider convenablementcette construction , l’on eût donné au renforcementde baltique qui reçoit la retombée des arcs-dou-bleauxde cette voûte, à peu-près la même épaisseurqu’aux contre forts, c’est à-dire, 7 à 8 pieds plusqu’ils n’ont.
II ne faut pas attribuer à d’autres causes l’otigine detous les dommages de cette Coupole, dontons’étoitdéjàapperçus dès 1680, & qui n’ont fait que croîtrejufqu’en 1743 ; année où le Pape Benoît XIV fitassembler les principaux Mathématiciens & Cons-tructeurs d’Italie, pour aviser aux moyens d’arrêterleurs progrès, & de prévenir une ruine prochaine.II est singulier qu’aucun des mémoires publiésà cette occasion , n’attribue ces dommagesprincipalement à la foi blesse de l’attique. On yvoit au contraire , qu’au lieu de diriger leur