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Nous avons dit plus d’une fois , qu’il ialloitqu'un piédroit ou pilier destiné à porter unevoûte ou un corps quelconque de maçonnerie ,eût au moins une grosseur fusillante pour ne pou-voir être écrasé sous le fardeau ; mais nous n’a-vons point appris comment l’on apprecioit cettegrosseur. Si l’on consulte les gens de l’Art, onverra qu’ils ne procèdent à cet égard qu’au hasard,en mettant plus que moins , ê^syns connoître lesbornes certaines où ils pourroient s’arrêter. Toutce que l’on fait en général à cet égard , c’est queles pierres résistent au fardeau, à raison de leurdensité , ou ce qui revient au même proportionel-lement à leur pesanteur; & qu’une pierre dure,dont le pied-cube-pese à-peu-près 150 livres,doit porter conséquemment davantage que lapierre tendre , qui ne pese qu’environ 115 livres ;mais on ne connoît pas précisément le poids quechaque forte de pierre seroit en état de supporterau besoin. Cela seroit cependant d’une grandeutilité à savoir en bien des occasions , & facili-terait d’alleger les bâtisses , en ne donnant auxmurs & aux piédroits, que la force nécessaire.11 ne faudroit pour cela qu’avoir une fuite d’ex-pénences fuites en giund , & bien constatées furla résistance qu’opère fous le fardeau chaque fortede pierre , ou du moins une fuite d'obfervationsfaites d’après les Edifices les plus estimés par lalegéreté de leur points d’appui, à l’aide desquelleson pût juger, par approximation , jusqua quelpoint il seroit permis de réduire le volume desmurs , des piliers , 011 des piédroits d’un bâtiment,fans aucun risque pour la solidité.
II nous a été communiqué des observationsfur cet objet important, qui, au défaut d’expé-