d’Architecture. 47tenir lieu d’empatement , de contreforts , ou d’é-paisseurde murs nécessaire contre la poussée; maisil faut s'en servir feulement , comme d’un moyenprécaire , d’un moyen de liirérogation, & pouravoir au besoin deux forces pour une. La raisonen est, que par fa constitution physique , Jefer n est pas fait pour être de longue durée : larouille (i) l’altere peu-à-peu , quelque précautionque l'on prenne , & passe même , en augmentantson volume , pour faire éclater la pierre où onl'encastre. Le chaud dilate fes pores & l'allonge ,& le froid le ressere & l’accourcit ; de sorte qu’ilne contient pas toujours également une poussée»Or quels effets cette alternative n’est-oUe pascapable d’opérer dans l’intérieur de la maçon-nerie ?
II s’en faut bien , d’ailleurs , que toutes les par-ties des liens de fer soient également solides. Lesmoufles qui les unissent font toujours des en-droits plus foibles que le reste. Qu’un cramponsoit obligé de contenir un effort violent, de deux
( i ) Il y en a qui s'imaginent qu’il est possible d’empêcher larouille du fer encastré dans une pierre , en ['enduisant d’unccouleur à l'huilc , d’un verni, &c. Mais, avec un peu de rélle-xion , il est facile de juger du peu de réalité de cet expédient :car le fer enfermé dans la pierre, se trouvant par cette positioncontinuellement exposé à l'iiumidité qui,à lalongue,détruit tour,le verni dont on le couvre en est en peu de rems pénétré. Ajou-tez à cela , que les chaînes étant fortement bandées & com-primées à la rencontre des moufstes , des clavettes , desétriers ou des mandrins qui les contiennent , il arrive que lapeinture est nécessairement enlevée dans ces endroits qui fati-guent le plus, Sc que la rouille du fer, en s’y manifestant depréférence, y agit avec d’autant plus de force, qu’clle se trouvecontrainte par tout ailleurs; de forte que ce qu’on avoir ima-giné comme un expédient, en supposant qu’il n’augmentc pasì’activité de la rouille dans les endroits foibles, devient tout aamoins de nul effet.