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ses joints , ait acquis toute fa consistance ; car ilfaut bien se garder d’attendre qu’il ait tout-à-faitdurci, st l’on veut qu’il soit de quelque utilité ;en voici la raison. En supposant qu’on laisiat lescintres jusqu a ce que le mortier fût sec , & sefut tout-à-fait adapté an lit supérieur & inférieurdes voussoirs ; comme ce mortier n’auroit pu sé-cher sans diminuer de volume par l’évaporationde son eau , il s’en fuit que cette évaporation ylaisseroit des vuides ; de forte que , quand onentreprendroit de décintrer la voûte , les jointsdes voussoirs , les castes & les coins qui resser-rent leurs têtes, venant à s’applatir & à se com-primer à l’ordinaire , écraseroient infailliblement lemortier , désuniroient fes parties , & le rédui-roient en une poussière grumeleuse, incapablede procurer déformais aucune liaison. Cela nesauroit être ainfi en décintranc une voûte pen-dant que les mortiers font encore humides, parceque , bien qu’ils se trouvent davantage compriméspar le resserrement des joints , ils peuvent encores’y adapter, & c’est ce qui arrive d’ordinaire. Parconséquent il ne peut être que très-désavantageuxde laisser trop long-tems une voûte fur son cintre,comme nous l’avons avancé.
II y en a qui veulent nid à-propos que l'on com-mence le décinrremenrd’une voûte , par enlever lescouchis& tasseaux placés fous la clef, puis ceux descontre-clcfs, puis des voussoirs adjacens , & ainsi defuite jusqu’àfa naissance : mais les meilleurs Constru-cteurs prétendent qu’il vaut mieux enlever da bordles couchis des coussinets & des voussoirs voisinsde la retombée de la voûte, en avançant peu-à-peuvers son sommet; alléguant, avec raison, que laclef & la partie agissante de la voûte se trouve par-